Mercredi 6 février 2008

Salon de Paris 2008 du 14 au 19 mars, Hall 1 - Porte de Versailles - Stand PLE E12

















De gauche à droite, en compagnie d'Angela Della Torre & Sandra Lemage, sur notre stand parisien.

Six jours intenses, de vrai bonheur. Les lecteurs étaient présents malgré une polémique dont je tairais le nom. De merveilleuses rencontres comme c'est souvent lors de grands événements.

par Pietra Liuzzo Ecrivain publié dans : Mon Actualité
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Lundi 19 novembre 2007
INEDIT - Paru le 25 octobre 2007.

Ma nouvelle : Le temps passe et je perds mon temps, est publiée dans ce recueil qui regroupe des talents de tous les coins de France mais aussi d'ailleurs....
Editions de l'Ixcéa.
par Pietra Liuzzo Ecrivain publié dans : Autres publications
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Lundi 19 novembre 2007

melancoliePhoto.jpg




Recueil de 32 poèmes écrits entre 1985 et 2002 publié aux Editions Poiêtes. Amour, tristesse, passion... des mots pour cicatriser des maux.

Pour en savoir plus, Editions Poiêtes (Luxembourg)
Pour le commander, Site web : http://poietes.poesie-web.eu/

Prix : 8 €









ESPOIR D'UN RETOUR

Te reverrais-je un jour ?
Je l'espère, mon amour.

Te revoir un instant, je donnerais tout,
T'avoir un moment, je ferais tout.

Chaque jour qui passe est un enfer,
Que je supporte à ne plus savoir que faire.

Tout en toi me manque tant.
Pourquoi me faire souffrir autant ?

Jamais, je n'aurais pensé t'aimer,
Que de ce fait, j'en suis tout effarée.

Hélas, il est bien trop tard,
Tu es parti, sans un seul regard.

Je reste là, espérant ton retour,
Attendant de toi, une preuve d'amour.

Tous droits réservés - Pietra Liuzzo

par Pietra Liuzzo Ecrivain publié dans : Autres publications
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Lundi 19 novembre 2007
  • bouquetstulipes.jpgDeux de mes nouvelles publiées dans ce recueil :
    L'orage
  • Un billet pour Paris
Pour en savoir plus, pietraliuzzo.fr
par Pietra Liuzzo Ecrivain publié dans : Autres publications
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Jeudi 13 septembre 2007
Le mercredi 10 octobre et le samedi 13 octobre 2007, j'étais présente à CULTURA Mandelieu-la-napoule (06). La séance de dédicace s'est très bien passée.
L'accueil de la responsable librairie est très agréable et chaleureux. Les lecteurs étaient au rendez-vous.
J'ai eu le plaisir de rencontrer l'auteur Sandra Lemage en dédicace également ce samedi-là.

Bientôt les photos.
par Pietra Liuzzo Ecrivain publié dans : Mon Actualité
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Mardi 4 septembre 2007

Du 23 au 27 mars 2007, le salon du livre de Paris battait son plein. J'ai pu dédicacer mes livres. La présence des lecteurs était au rendez-vous et les échanges trés sympathiques.
Voici quelques photos :
PietraDedi.JPGMes livres présentés : La chaîne de souffrance, Conséquences d'un été et Les bouquets de tulipes.



PietraMaryseIsa.JPGJ'ai également eu le grand plaisir de rencontre deux auteurs de talent. Ici, à mes côtés, Maryse Froncoux, un auteur Belge et Isabelle Ménétrier, auteur entre autres de "D'amer et d'amour", à droite.




PietraCeline.JPGIci, avec Céline Guillaume, auteur de plusieurs romans fantastiques mais aussi de "Le puits aux marguerites" et "les sentiers de ma vie".

par Pietra Liuzzo Ecrivain publié dans : Mon Actualité
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Jeudi 12 juillet 2007
couvertureRomanP.jpg
Date de parution : mars 2006

Prix : 10 € au lieu de 15 euros (bientôt épuisé)

Pour le commander, contacter l'auteur : pietra.liuzzo@gmail.com

L'histoire :

C'est l'été !

Un jeune couple se rend sur la Côte d'Azur pour y passer quelques jours de vacances.

Hélas, quand le malheur a décidé de frapper, il ne choisit ni le moment, ni le lieu, encore moins les personnes. Il s'abat au hasard.

En ce mois de juillet, Anastasia et Edouard sont happés de plein fouet par un étrange destin qui va les rattraper ...  

Le début du livre :

Le son strident d'une sirène la tira de son inconscience. Elle voulut ouvrir les yeux mais ceux-ci lui parurent si lourds qu'elle n'insista pas. Une douleur lancinante lui transperça le crâne tandis que des voix, au loin, produisaient un vacarme sourd. La blessée se sentit transportée sur un support dur. Les éclats de voix s'estompèrent, se turent enfin, pour laisser place à un vrombissement de moteur. Le hurlement de la sirène résonnait toujours.

Quelques instants plus tard, la jeune femme tenta de soulever ses paupières. Malgré l'effort, cela s'avéra difficile. Sa vue, trouble tout d'abord, devint plus nette. Elle aperçut alors, à ses côtés, un homme portant une chemise bleue sur laquelle elle crut distinguer un insigne : SAMU. Le médecin plaçait un tensiomètre autour de son bras et le gonflait à l'aide d'un manchon ; il posa alors son stéthoscope sur l'artère, en aval du brassard, et le dégonfla progressivement.

- Ne bougez pas ! lui dit-il. On vous emmène à l'hôpital.

***

Anastasia dormait d'un sommeil troublé lorsqu'une infirmière entra dans la chambre. Elle lui prit le pouls puis nota quelques chiffres sur le dossier médical suspendu en bout de lit. Sa montre, accrochée à son corsage, marquait vingt-trois heures. Elle sortit sans bruit, referma doucement la porte derrière elle.

***

Une odeur d'éther imprégnant l'air l'éveilla. La jeune femme regarda autour d'elle et discerna des murs blancs, une armoire de couleur identique, une petite table à roulettes ainsi qu'un fauteuil beige. Une chambre d'hôpital ? Elle aperçut le dessus de sa main droite piquée d'une aiguille reliée à une perfusion par un long tube très fin. Elle souleva lentement la tête. Sa jambe droite portait un plâtre mais aucun souvenir ne lui revenait à l'esprit, aucun souvenir de ce membre apparemment cassé, ni comment ? Elle reposa la tête sur l'oreiller et ses yeux se fermèrent, l'entraînant dans un profond sommeil. L'horloge murale indiquait minuit moins le quart.

***

Le docteur Rivet débuta ses visites à huit heures le lendemain matin. Une pile de dossiers dans les mains, il entra dans la chambre 306, accompagné d'un jeune infirmier.

-  Anastasia d'Angelo. Elle a été admise hier soir après un accident de la route, l'informa l'assistant.

-  Hum… Jambe fracturée, contusions, constata le médecin.

Il prit le dossier de la blessée sur sa pile de documents, posa les autres chemises cartonnées sur la table roulante. Il remonta ses lunettes sur un nez proéminent, d'un geste machinal.

-  Rien de bien grave.

-  Non, confirma l'infirmier, si ce n'est le décès du jeune homme se trouvant dans la même voiture lors de l'accident. Elle n'est pas au courant. Depuis son admission, elle n'a pratiquement pas ouvert les yeux.

-  Je vois ! Je repasserai plus tard avec le docteur Eldon. Il sera plus à même de lui annoncer cette triste nouvelle.

-  Après nos visites, j'appelle son secrétariat.

-  Bien. Allons voir ce cher M. Dutour. Comment se porte-t-il aujourd'hui ?

-  Mieux. Beaucoup mieux. Hélène est arrivée à lui faire avaler de la purée, hier soir.

-  Parfait !

Les deux hommes sortirent en continuant leur conversation. Anastasia n'avait pas bougé d'un pouce.

***

Elle se réveilla une heure plus tard. Une odeur de café lui chatouillait les narines. Une aide-soignante entrait, un plateau dans les mains, qu'elle déposa sur la table roulante.

-  Bonjour, Mlle d'Angelo. Comment vous sentez-vous ? demanda doucement l'aide-soignante.

-  Un peu courbaturée ! répondit la jeune femme, la voix brisée. Je souhaiterais me rendre aux toilettes, continua-t-elle.

-  Je vais vous aider.

Quelques instants après, retrouvant son lit, Anastasia demanda :

-  Comment me suis-je cassée la jambe ?

-  Vous avez eu un accident, la renseigna l'aide médicale. Vous ne vous souvenez pas ?

-  Non…

- C'est dû au choc que vous avez subi, votre mémoire va revenir. Le docteur Rivet est passé vers huit heures, mais vous dormiez. L'infirmière de jour pourra peut-être vous en apprendre plus, elle a commencé sa ronde. En attendant, mangez un peu.

Restée seule, Anastasia détourna les yeux du plateau. Elle essaya de fouiller dans sa mémoire. En vain. Aucun souvenir. Elle ferma les yeux et sombra dans une sorte de demi-sommeil.

Attention, l'arbre devant toi !

Anastasia sursauta et ouvrit les yeux.

-  Édouard ! cria-t-elle tout haut.

Anastasia était en nage. Elle reprit ses esprits. Le plateau du petit-déjeuner avait été débarrassé. La femme de service avait dû repasser le prendre pendant qu'elle somnolait. Elle ne l'avait même pas entendue. Elle prit le verre d'eau qu'elle avait laissé et le but d'un trait. Tout lui revenait en mémoire : la dispute, l'accident…

 

 

Anecdote :

Commencé vers 1997, l'écriture de ce roman a été pour l'auteur un peu comme une bouteille d'oxigène.
Elle avoue l'avoir rédigé en parallèle à "la chaîne de souffrance", son autobiographie publiée en avril 2005, pour sortir de l'ambiance éprouvante de ce dernier.

© Pietra Liuzzo - Tous droits réservés


- ISBN 978-2-9526036-0-7

 

par Pietra Liuzzo Ecrivain publié dans : Mes Romans
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Mercredi 11 juillet 2007
PALERMErecto.jpgDate de parution : avril 2007
Prix : 14,90 euros
132 pages

L'histoire :

Palerme 1960.

Maria, une prostituée, accouche d'une petite fille qu'elle prénomme Vittoria. Au cours d'un voyage imprévu, la jeune maman disparaît mystérieusement. Son amie Paulina, elle-même sous le courroux d'un souteneur, doit prendre une lourde décision quant à l'avenir de l'enfant, devenue orpheline. 







Début du livre :

1960 - Palerme, Sicile

— Allez pousse, il arrive !
Paulina prit la tête du bébé dans ses mains et l’aida avec délicatesse à sortir des entrailles de la jeune mère. Cette dernière émit un hurlement de douleur qui résonna dans la petite chambre où logeaient les deux femmes.
— C’est une fille, Maria ! C’est une petite fille ! annonça fièrement Paulina.
Maria, épuisée par l’accouchement qui avait duré plus de quinze heures ferma les yeux et s’endormit après avoir aperçu son enfant. Quelques secondes plus tard, le nourrisson criait pour la première fois, sous l’œil attendri de la sage-femme improvisée.

***

La nouvelle accouchée émergea d’un sommeil qui l’avait apaisé.
— Paulina ! appela-t-elle.
Aucune réponse. Il n’y avait personne dans la chambre.
— Paulina ! Où es-tu ? cria-t-elle, plus fort.
La porte s’ouvrit brusquement. L’interpellée entra toute paniquée.
— Je suis là, Maria, je fumais juste une cigarette dans le couloir. Que se passe-t-il ? Tu as mal quelque part ? s’inquiéta-t-elle.
— Non, je veux voir mon bébé. Où est-il ?
— Tu veux dire, où est-elle ? Je l’ai laissé à Carla. Il fallait que tu te reposes après cette belle épreuve. Et puis, elle a plus l’habitude que moi.
— Veux-tu bien aller la chercher, s’il te plaît ?
— Bien sûr, j’y vais, répondit Paulina. Au fait, le médecin passera te voir tout à l’heure. Je l’ai appelé après que tu te sois endormie.
— Bien, Merci Paulina.
— Il est quatorze heures ! Tu as dormi deux belles heures, ma chère Maria.

Restée seule, Maria repensa aux dernières heures passées, elle se sentait heureuse. Elle allait enfin tenir son enfant dans ses bras, quel bonheur !
Elle s’assit sur le lit, prit une grande pince à cheveux posée sur le chevet en bois, près d’elle et, attacha sa longue chevelure d’un blond doré en un chignon bas sur la nuque. Sa couleur si claire attirait, à son goût, beaucoup trop le regard des hommes. Elle pensait parfois la teindre en sombre mais Gino, son souteneur le lui avait strictement interdit. « Cette chevelure est ton meilleur atout, ne t’avise pas de la couper ou d’en changer la couleur », disait-il à chaque fois qu’elle y pensait. La jeune femme avait hérité de sa mère, cette belle crinière aux reflets chatoyants. Une mère originaire de Venise. Non qu’elle regrettât cet héritage mais certains clients attirés par une couleur de cheveux rare sur l’île fantasmaient très vite sur elle. De ce fait, elle devint la prostituée la plus en vue du quartier. Ce qu’elle n’avait jamais recherché.
D’une pensée à l’autre, Maria repensa à sa pauvre maman, laquelle ne s’était jamais faite à la vie sicilienne, très différente de l’Italie du Nord. Malgré l’amour qu’elle vouait à son mari et une vie épanouie, son vœu le plus cher avait toujours été qu’ils puissent partir vivre hors de l’île avec leur petite Maria. Combien de fois la petite fille avait entendu Bianca conseillant à Roberto de vendre leur propriété de Trapani pour acheter du côté de la Vénitie.
Malheureusement, il lui rappelait sans cesse qu’il lui était impossible de se défaire du domaine légué par ses parents, qui eux-mêmes l’avait hérité de leurs parents, ainsi depuis quatre générations.
Lorsque Roberto décéda, Maria atteignait à peine six ans et le souhait de Bianca aurait pu à ce moment-là, se réaliser. Quitter enfin cette île bien que merveilleuse mais où elle ne s’adaptait pas. En faisant ce choix, la veuve y vit comme une trahison envers son défunt époux. Elle resta donc en Sicile avec leur petite fille.
La famille de la jeune veuve organisa rapidement son remariage avec un homme d’apparence tendre et honnête qui se révéla par la suite autoritaire et égoïste. Bianca avait bien essayé de convaincre ses parents qu’elle n’avait pas besoin d’un autre homme dans sa vie mais rien n’y fit. « Tu ne peux pas rester seule avec une enfant, il faut te trouver un nouveau mari ! » avait décrété sa mère, venue de Venise, pour l’enterrement de Roberto.
Pauvre Roberto ! À peine était-il sous terre, qu’elle devait reprendre un mari, pour rassurer sa mère. Comment lui faire comprendre que son cœur gardait intact l’amour du père de Maria ?
Aux fils des mois, devant l’insistance de sa mère, elle n’avait plus osé s’opposer à cette nouvelle union.
Un an de deuil fut, évidemment respecté et Bianca devint l’épouse d’Ernesto Cabaliero. Ce dernier, ravi de mettre la main sur une aussi grande et belle exploitation se chargea à sa façon de la gérance des biens. Bianca ne l’intéressait pas plus que cela, quant à la petite Maria, il évitait qu’elle soit là, quand il rentrait des champs. Sur son ordre, une nourrice avait donc été engagée pour l’enfant malgré les protestations de Bianca.
Les ouvriers agricoles ne mirent pas longtemps à s’apercevoir que leur nouvel employeur était un gredin, doublé d’un égoïste sans cœur. La vie à Trapani changea radicalement…

© Pietra Liuzzo - Tous droits réservés

- ISBN 978-2-9526036-4-5

par Pietra Liuzzo Ecrivain publié dans : Mes Romans
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Mercredi 11 juillet 2007
couvertureChaineSouffranceRecto.jpg

Date de parution : Septembre 2006
Prix : 22 €
377 pages

L'histoire :

Linda et Vittorio Delvitto sont mariés et ont quatre enfants. Tout aurait dû être merveilleux... Très vite, Linda se désintéresse de ses petits. Mathilda, la plus fragile, n'a aucun souvenir de tendresse ou d'affection de sa mère. Cette dernière malmenée par son père reproduirait-elle le même schéma ? 
Dès son plus jeune âge, la petite Thilda, comme on l'a surnomme se sent humiliée, bousculée et dévalorisée pour finalement être détruite psychologiquement.
Mathilda, ses frères et sa jeune soeur grandissent dans un univers de pauvreté, de misère et de souffrance.
Thilda passera par de longs moments d'angoisses, de dépressions et d'auto-mutilation, cherchant longtemps l'amour de cette mère inaccessible. Adulte, sa vie n'est que douleur. Son passé l'a persécute terriblement. 
A vingt-neuf ans, Mathilda s'aperçoit qu'elle attend un enfant. La chaîne de souffrance se brisera-t-elle enfin ?


Début du livre :

Vittorio Delvitto était né en 1938, dans un petit village de Sicile situé au sommet d’une montagne. Pour s’y rendre, il fallait emprunter des cols sinueux qui donnaient la merveilleuse impression, à mesure que l’on grimpait, de s’élever vers le ciel.
Ses frères et soeurs étaient nés dans la maison familiale, comme beaucoup d’enfants à cette époque.
Au moment de l’accouchement, les tantes, les cousines arrivaient et se partageaient les tâches pour préparer la naissance du bébé et soutenir la nouvelle maman. Neuf enfants virent le jour dans cette maison, dont deux qui décédèrent peu après leur naissance.
Mais un tel drame, alors, était presque anodin. Les soins et l’hygiène n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Mathilda Delvitto, la mère de Vittorio, était un petit bout de femme d’un mètre cinquante, aux cheveux raides d’un noir bleuté, dotée d’un caractère et d’une personnalité hors du commun, et qui savait mener son monde à la baguette, mais toujours avec justice.
Cependant, à chaque nouvelle grossesse, vu son petit gabarit, elle prenait d’énormes risques. Très croyante, elle rassurait son entourage :
– Si Dieu décide de me rappeler à Lui, Il le fera au moment voulu !
Linda Delvitto avait un an de plus que son cousin Vittorio. Elle était originaire d’un village voisin, mais les deux enfants ne se rencontraient pour ainsi dire, jamais. Ainsi, Vittorio ne gardait de sa cousine que le souvenir d’une fillette de douze ans, toute de rouge habillée. Leurs pères, frères de sang, étaient très différents l’un de l’autre et n’avaient pas la même vision de l’existence. Ce qui les avait éloignés. Maurizio, était un doux rêveur, de nature fragile. Il jouait de la guitare dans les bars et menait une existence sans contrainte. Alors qu’Alberto, le père de Linda, un homme autoritaire, poursuivait l’ambition de quitter le pays natal pour aller en Amérique, en France… Bref, voir le monde. Il avait une réputation de gai luron, aimait boire, manger et danser. Mais derrière cette image de bon vivant, se dissimulait un tempérament brutal. En présence de sa femme et de ses enfants, il devenait une autre personne, très machiste, qui aimait dominer les siens, n’hésitant pas à user de maltraitance, tant physique que morale, envers eux. Son épouse, Sonia, ne se plaignait jamais. Son éducation sicilienne l’avait préparée à cette condition de soumission.
Sur les dix enfants auxquels elle donna le jour, cinq décédèrent. Les cinq autres, quatre filles et un garçon, ne connurent jamais aucune marque d’amour ni d’affection, aucune communication. Sonia était une brave femme, mais incapable de donner quelque tendresse à ses enfants. Bien que ses grossesses lui fussent imposées, elle aimait malgré tout, sa progéniture, à sa façon.
L’affection ne se montrait pas dans certaines familles siciliennes. Quant aux enfants, s’ils adoraient leur mère, ils redoutaient Alberto et ne le portaient guère dans leur coeur.



Anecdote :

Pietra Liuzzo a commencé l'écriture de "La chaîne de souffrance" à l'âge de quinze ans. Pendant plus de deux ans, elle noircit les pages d'un petit cahier d'écolier de couleur rouge. Elle  reprend son texte en 1987 et continue d'écrire  jusqu'en 1996.

Plus sérieusement à partir de 1996, à ce moment, sans travail, elle a tout à loisir de rédiger des pages de traitement de textes, profitant des heures de sieste de son fils.

Au fil des jours, les pages sont devenues chapitres, puis les chapitres sont devenus un livre.

© Pietra Liuzzo - Tous droits réservés

ISBN 978-2-9526036-5-2

par Pietra Liuzzo Ecrivain publié dans : Mes Romans
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